Sommaire · Comment se calcule le PFU
31,4 %. C'est la part que le fisc prélève par défaut depuis 2026, dès que ton épargne te rapporte : plus-values, dividendes, intérêts. Depuis 2018, ce prélèvement porte un nom officiel, le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique), et un surnom médiatique, la flat tax. Tu croises l'un dans la presse, l'autre sur ton relevé de courtier : c'est le même prélèvement, deux étiquettes.
Comment se calcule le PFU
Le principe tient en une phrase : un seul taux, quel que soit le montant gagné. Là où le barème progressif applique des tranches qui grimpent avec le revenu, le PFU prélève 31,4 % sur chaque euro de gain, point. C'est ce caractère « plat » (d'où le mot anglais flat) qui lui a donné son surnom de flat tax.
Ces 31,4 % ne forment pas un bloc unique. Ils additionnent deux étages distincts :
- 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu ;
- 18,6 % au titre des prélèvements sociaux (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %).
La distinction compte, parce que les enveloppes fiscales avantageuses jouent presque toujours sur la première part, jamais sur la seconde. Un PEA de plus de 5 ans efface les 12,8 % d'impôt, mais les 18,6 % de prélèvements sociaux, eux, restent dus.
- Impôt sur le revenu (12,8 %)41%
- Prélèvements sociaux (18,6 %)59%
Un exemple chiffré
Tu vends sur un CTO des actions avec 2 000 € de plus-value. Le PFU s'applique d'office :
- impôt sur le revenu : 2 000 € × 12,8 % = 256 € ;
- prélèvements sociaux : 2 000 € × 18,6 % = 372 € ;
- total prélevé : 628 €, soit bien les 31,4 % attendus. Il te reste 1 372 € nets.
Même logique sur un dividende. Un dividende brut de 1 000 € versé sur un CTO laisse 686 € nets après PFU. Le prélèvement est en général opéré directement par l'intermédiaire financier, puis régularisé lors de la déclaration de revenus.
Avantages et limites
Avantages : le PFU est lisible (un taux unique, facile à anticiper) et souvent plus doux que le barème progressif pour les contribuables des tranches élevées, puisqu'il plafonne l'imposition des gains à 31,4 %.
Limites : ce taux unique pénalise les contribuables faiblement ou non imposables, pour qui le barème progressif peut revenir moins cher. Et les 18,6 % de prélèvements sociaux sont incompressibles : ils s'appliquent même quand l'impôt sur le revenu tombe à zéro.
Barème progressif : l'option à connaître
Tu n'es pas obligé de subir le PFU. Chaque année, tu peux opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Attention : cette option est globale, elle s'applique à l'ensemble de tes revenus de capitaux mobiliers de l'année, pas à un seul gain choisi. Elle est surtout intéressante pour les foyers à TMI faible (0 % ou 11 %) ; pour les dividendes, l'abattement de 40 % et la CSG déductible (6,8 points) peuvent rendre le barème avantageux même un peu au-delà, d'où l'intérêt de simuler chaque année plutôt que de trancher au doigt mouillé.
L'autre façon d'alléger la note n'est pas une option, c'est un choix d'enveloppe : loger ses investissements dans un PEA ou une assurance-vie, conçus précisément pour réduire (voire supprimer) la part impôt sur le revenu du PFU. À noter : l'assurance-vie conserve par ailleurs des prélèvements sociaux à 17,2 % (et non 18,6 %), par exception expresse de la LFSS 2026.
Pour voir concrètement comment une enveloppe contourne ces 12,8 %, lis la fiche fiscalité du PEA.
Questions fréquentes
C'est quoi le PFU (ou flat tax), en une phrase ?
Le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique), surnommé flat tax dans la presse, est un prélèvement à taux fixe de 31,4 % depuis 2026 sur les revenus de capitaux mobiliers : plus-values, dividendes et intérêts.
Flat tax et PFU, c'est pareil ?
Oui. « Flat tax » est l'expression médiatique, « PFU » le terme officiel que tu vois sur tes documents fiscaux et tes relevés de courtier. Les deux désignent exactement le même prélèvement de 31,4 % sur les revenus de capitaux mobiliers.
Pourquoi le PFU est-il passé de 30 % à 31,4 % ?
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12) a relevé la CSG sur les revenus du capital mobilier de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux passent ainsi de 17,2 % à 18,6 %, et le PFU global de 30 % à 31,4 %.
Comment se décomposent les 31,4 % du PFU ?
12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %). Les prélèvements sociaux représentent près de 60 % du prélèvement total.
Peut-on éviter le PFU ?
Tu peux opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si c'est plus avantageux, mais cette option s'applique à l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l'année. Certaines enveloppes comme le PEA permettent surtout d'éviter la part impôt sur le revenu après 5 ans.
Le PFU s'applique-t-il dans un PEA ou une assurance-vie ?
Pas directement. Le PEA exonère d'impôt sur le revenu après 5 ans (les prélèvements sociaux à 18,6 % restent dus). L'assurance-vie ouvre des abattements après 8 ans (PS maintenus à 17,2 % par exception expresse de la LFSS 2026). Le PFU de 31,4 % concerne surtout le CTO.
À voir aussi
- Prélèvements sociaux
- Plus-value
- CTO
- Fiscalité du PEA
- Abattement fiscal
- Cotisation Subsidiaire Maladie (CSM)
- Dividende
Retour au lexique complet.
