Sommaire · Comment ça se passe, en pratique
L'IPO (Initial Public Offering), ou introduction en bourse, est le moment où une société privée ouvre son capital au public. Avant l'IPO, ses actions ne s'échangent qu'entre actionnaires historiques (fondateurs, salariés, fonds de capital-risque). Après l'IPO, n'importe quel investisseur peut en acheter sur un marché coté (Nasdaq, NYSE, Euronext Paris…).
Comment ça se passe, en pratique
Quelques semaines avant la cotation, la société dépose un document réglementaire (prospectus en Europe, S-1 aux États-Unis) qui détaille ses comptes et ses risques, plus le nombre d'actions mises sur le marché. Les banques organisatrices (underwriters, type Goldman Sachs, Morgan Stanley) recueillent les ordres d'achat des investisseurs institutionnels et fixent ensuite un prix d'IPO. Le jour J, l'action commence à se négocier librement à ce prix. Elle peut grimper de 50 % le matin et finir dans le rouge l'après-midi.
Pourquoi c'est rarement une bonne affaire pour le particulier
Le prix d'IPO est calibré pour maximiser la levée de fonds de la société et la commission des banques, pas pour offrir une décote au petit porteur. Les institutionnels qui obtiennent des actions au prix d'IPO les revendent souvent dès le premier jour. Le particulier, lui, achète typiquement à l'ouverture du marché secondaire, après le pic d'euphorie. Donc plus cher que les institutionnels, et avant la première publication trimestrielle qui ramène l'action sur terre.
L'historique chiffré des grandes IPO « événements » (Facebook 2012, Alibaba 2014, Snap 2017, Uber 2019, Robinhood 2021, Rivian 2021) montre une régularité troublante : 6 sur 6 sont passées sous leur prix d'IPO entre 6 et 24 mois après cotation. Six IPO sur six. Toutes dans le rouge à un moment donné, certaines sans jamais remonter. Pour la mécanique en détail et le cas SpaceX 2026, voir notre analyse dédiée.
Comment y accéder depuis la France
| Type d'IPO | Enveloppe | Fiscalité 2026 |
|---|---|---|
| Européenne (Euronext, Paris, Amsterdam…) | PEA ou CTO | PEA après 5 ans : 18,6 % de PS / CTO : PFU 31,4 % |
| Américaine (Nasdaq, NYSE) | CTO uniquement | PFU 31,4 % |
| Asiatique | CTO (selon courtier) | PFU 31,4 % |
Côté courtier, les principaux acteurs grand public (DEGIRO, Trade Republic, Bourse Direct, Interactive Brokers, Saxo) proposent en général les grosses IPO mondiales dès le premier jour de cotation. Les courtiers étrangers imposent une déclaration annuelle via le formulaire 3916/3916-bis.
Questions fréquentes
C'est quoi une IPO, en une phrase ?
Une IPO (Initial Public Offering) est l'introduction en bourse d'une société : elle vend pour la première fois une partie de son capital au public via un marché coté (Euronext Paris, Nasdaq, NYSE…), ce qui rend ses actions achetables par n'importe quel investisseur.
Pourquoi une entreprise fait-elle une IPO ?
Trois raisons principales : lever du cash pour investir (R&D, acquisitions, infrastructure), permettre aux actionnaires historiques (fondateurs, salariés, fonds) de revendre une partie de leurs parts, et obtenir une valorisation publique qui sert de monnaie d'échange pour de futures acquisitions.
Faut-il acheter une action le jour de son IPO ?
Historiquement, les IPO les plus médiatisées (Facebook, Snap, Uber, Robinhood, Rivian) ont massivement reculé dans les 6 à 24 mois suivant leur cotation. Le prix d'IPO est fixé par les banques pour maximiser la levée, pas pour offrir une décote au particulier. La précipitation rapporte rarement.
Comment acheter une action étrangère introduite en bourse depuis la France ?
Pour une IPO européenne, le PEA peut convenir si l'action est éligible. Pour une IPO américaine (Nasdaq, NYSE), le compte-titres ordinaire (CTO) est obligatoire. La fiscalité applicable est le PFU 2026 (31,4 %) sur les plus-values et dividendes.
À voir aussi
- Action
- Nasdaq (place boursière américaine)
- S&P 500
- CTO
- Capitalisation boursière (market cap)
- Dilution (réduction du % de capital)
- Dual class
- Greenshoe (option de surallocation IPO)
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