Sommaire · L'IPO est faite : résultat de l'offre et premiers pas en Bourse
Mardi 14 juillet 2026, jour de fête nationale, l'action ALLSF a fait son entrée sur Euronext Growth Paris, au prix d'introduction de 14,80 € par action, et a clôturé sa première séance à 15,10 € (+2,03 %). L'opération a levé au total 13 millions d'euros et séduit plus de 7 000 actionnaires particuliers. Un mois après l'IPO SpaceX et ses 75 milliards de dollars, le contraste est frappant : en montant levé, l'opération du Slip Français est grosso modo 6 000 fois plus petite que celle de SpaceX. Et pourtant, pour un épargnant français, cette introduction en bourse tricolore avait des atouts que SpaceX n'avait pas : un prix d'IPO réellement accessible aux particuliers, une éligibilité PEA, et un slogan taillé pour l'occasion : « Mettez votre slip en action(s) ».
On a lu le prospectus AMF n° 26-212 et suivi le résultat de l'offre. L'action se négocie désormais librement sur le marché. Voici le bilan de l'opération, ce que sa structure raconte vraiment, et les questions encore ouvertes pour qui envisage d'acheter le titre aujourd'hui. Avec des chiffres, pas du cocorico.
L'IPO est faite : résultat de l'offre et premiers pas en Bourse
L'opération a été un succès de souscription. Annoncée le 9 juillet, elle a été sursouscrite 1,15 fois au global, mais surtout 4,71 fois sur l'offre à prix ferme réservée au public : plus de 7 000 actionnaires particuliers ont répondu, pour une demande totale de 13,75 M€. Les petits ordres (jusqu'à 150 actions) ont été servis en totalité ; les plus gros, réduits à environ 62 %.
Au final, 13 M€ ont été alloués (contre 12 M€ visés au départ) : la clause d'extension a été exercée partiellement (68 799 actions supplémentaires cédées, ~1 M€), sans recours à l'option de surallocation. Répartition : 5 M€ d'augmentation de capital pour la société, 8 M€ de cession pour les actionnaires historiques.
Point important, qui corrige la lecture d'avant-IPO : les deux fonds historiques ne sont pas sortis à 100 %. Experienced Capital et 360 Capital ont cédé environ 74 % de leurs titres, ramenant leur participation cumulée de 77,3 % à 14,8 % du capital. Ils gardent donc de la peau dans le jeu (avec un lock-up de 365 jours), tout comme le fondateur Guillaume Gibault (9,5 % via GG Corp). Le flottant ressort autour de 68,7 %, et la capitalisation à 19,2 M€.
Le premier jour de cotation (14 juillet)
Pour ses débuts, l'action ALLSF a ouvert en fanfare, jusqu'à +7 % (un pic à 15,90 €), avant de refluer. Elle a clôturé à 15,10 €, soit +2,03 % au-dessus du prix d'introduction de 14,80 €. Un démarrage honorable, sans envolée ni déception, cohérent avec une micro-cap au flottant modeste. À garder en tête : sur ce type de valeur, quelques ordres suffisent à faire bouger le cours, et les premiers jours ne préjugent en rien de la trajectoire à moyen terme.
Le calendrier de l'opération et les chiffres clés
Pour mémoire, le déroulé de l'opération, désormais bouclée :
- 24 juin 2026 : approbation du prospectus par l'AMF (n° 26-212).
- 25 juin : ouverture de l'offre à prix ferme (OPF) et du placement global. En clair : toi, tu passes par l'OPF ; les institutionnels par le placement global.
- Mercredi 8 juillet : clôture de l'OPF, à 17 h au guichet et 20 h par Internet. Les ordres passés en ligne restent révocables jusque-là.
- Jeudi 9 juillet : clôture du placement global, exercice partiel de la clause d'extension et publication du résultat (offre sursouscrite, 13 M€ alloués).
- Lundi 13 juillet : règlement-livraison.
- Mardi 14 juillet : premières négociations sur Euronext Growth Paris (clôture à 15,10 €, +2,03 %). Oui, la Bourse de Paris cote le jour de la fête nationale : Euronext est une place paneuropéenne, elle ne ferme que les jours fériés communs à ses marchés.
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Mnémonique / ISIN | ALLSF / FR0014018Y10 |
| Place de cotation | Euronext Growth Paris |
| Prix d'introduction | 14,80 € par action |
| Premier cours (14/07) | clôture 15,10 € (+2,03 %), pic 15,90 € en séance |
| Structure | Augmentation de capital ~5 M€ (337 838 actions nouvelles) + cession ~8 M€ (540 541 actions, extension partielle incluse) |
| Montant total alloué | 13 M€ (offre sursouscrite 1,15× au global, 4,71× sur la part public) |
| Valorisation pré-money | 14,03 M€ (soit ~0,7× le CA 2025) |
| Capitalisation à l'introduction | 19,2 M€ ; flottant ~68,7 % |
| Éligibilité | PEA, PEA-PME, CTO |
| Engagements de souscription | 6,925 M€ (dont Eiffel 4,8 M€, Vatel Capital 1,5 M€) |
| Chef de file / Listing sponsor | Marex / EuroLand Corporate |
Le prospectus complet est disponible sur le site de l'opération et sur celui de l'AMF.
Une IPO à taille humaine, mais lis bien qui vend
C'est le point central de l'opération, et il mérite qu'on s'y arrête. Sur les 13 M€ finalement alloués, seuls 5 M€ sont de l'argent frais qui entre dans la société (l'augmentation de capital, dont il reste ~3,7 M€ nets après frais). Les 8 M€ restants sont des cessions d'actions existantes : Experienced Capital Partners et 360 Capital Partners, les deux fonds qui accompagnent la marque depuis une dizaine d'années, ont vendu une large partie de leurs titres. Le point à retenir, une fois l'offre bouclée : ils n'ont pas soldé leur position (la crainte d'avant-IPO). Leur participation cumulée passe de 77,3 % à 14,8 % du capital ; ils restent donc actionnaires, avec un lock-up de 365 jours.
Autrement dit, cette IPO est autant une liquidité pour les actionnaires historiques qu'une levée de fonds (8 M€ de cession contre 5 M€ d'argent frais). Ce n'est ni illégal ni scandaleux (c'est le métier d'un fonds de céder un jour), mais ça change la lecture : quand SpaceX levait 100 % primaire sans qu'aucun initié ne vende, ici les fonds ont vendu, tout en gardant environ 15 % du capital.
Deux garde-fous tout de même. Les fonds, le PDG fondateur Guillaume Gibault (via GG Corp) et la directrice exécutive Léa Marie ont signé un engagement de conservation (lock-up) de 365 jours sur les titres qu'ils conservent après l'opération. Et l'augmentation de capital est intégralement couverte par des engagements de souscription (6,925 M€ au total : 4,8 M€ d'Eiffel Investment Group, 1,5 M€ de Vatel Capital et cinq investisseurs plus petits) : l'opération ne repose pas uniquement sur l'appétit du grand public.
Les ~3,7 M€ nets qui entrent dans la caisse serviront, à parts grosso modo égales, à trois choses : l'outil industriel (machines, recrutements, extension des ateliers et développement de Fier(T), la nouvelle plateforme de production du groupe), l'accélération commerciale et marketing, et le renforcement du fonds de roulement (la trésorerie qui finance le quotidien : stocks, délais de paiement).
Le Slip Français en 2026 : le pivot qui a sauvé la boîte
La marque fondée en 2011 par Guillaume Gibault a longtemps vécu sur un modèle de sous-vêtement cadeau haut de gamme, à 40-60 € la pièce. Ce modèle a heurté un mur : lourdes pertes en 2021 et 2022, puis un protocole de rééchelonnement de la dette signé en avril 2025 avec les prêteurs. On ne parle donc pas d'une success story linéaire, mais d'une entreprise qui revient de loin.
Le pivot engagé en 2023 a consisté à diviser le prix moyen par deux (autour de 20 €) pour passer du cadeau occasionnel à l'équipement du quotidien, tout en internalisant la production. Résultat, les volumes ont triplé et les comptes 2025 valident la manœuvre :
- Chiffre d'affaires : 21,1 M€, en forte progression sur 2024 ;
- Résultat d'exploitation avant dotations aux amortissements et dépréciations : 1,6 M€ (7,6 % du CA) ;
- Résultat net : +0,7 M€, premier exercice bénéficiaire du nouveau modèle ;
- Dette nette ramenée à ~3,5 M€ fin 2025, contre ~7,2 M€ deux ans plus tôt ;
- 4 M€ de trésorerie générés entre 2023 et 2025 par l'intégration industrielle.
L'ambition affichée dans le prospectus : doubler le chiffre d'affaires d'ici 2030 (environ 8 % de part de marché sur le sous-vêtement Made in France) et porter la marge d'exploitation au-dessus de 10 % à moyen terme. C'est le pari que l'acheteur d'ALLSF finance. Un exercice bénéficiaire, c'est bien ; ça ne fait pas encore une trajectoire.
Comment acheter l'action Le Slip Français ?
Pour une fois, le particulier n'a pas été le dernier servi : contrairement à SpaceX, où le Français moyen devait attendre le marché secondaire, l'opération réservait une vraie place aux particuliers. Rappel de comment ça s'est passé, puis comment entrer maintenant.
La souscription au prix fixe (close depuis le 8 juillet)
Pendant l'offre à prix ferme (OPF), du 25 juin au 8 juillet, on pouvait acheter l'action ALLSF directement à 14,80 €, sans subir le bond éventuel de l'ouverture. L'ordre se passait via sa banque ou son courtier (n'importe quel intermédiaire habilité en France, pas de liste fermée), et la mécanique favorisait les petits porteurs : les ordres étaient découpés en deux fractions, la petite prioritaire. La fraction A1 (1 à 150 actions, soit 2 220 € maximum) était servie avant la fraction A2 (au-delà de 150 actions) ; en cas de forte demande, les gros ordres pouvaient être réduits jusqu'à 100 % pour servir les petits. Une mécanique pensée pour embarquer le maximum de particuliers au capital, cohérente avec le slogan de l'opération.
Acheter maintenant : le marché secondaire (à partir du 14 juillet)
Cette fenêtre au prix fixe est fermée. Depuis le 14 juillet, l'action ALLSF s'achète comme n'importe quelle valeur d'Euronext Growth, au prix du marché (elle a démarré autour de 15 €, au-dessus des 14,80 € d'introduction), via un ordre de bourse classique dans un PEA, un PEA-PME ou un CTO. Sur une micro-capitalisation, le cours peut être très volatil et le carnet d'ordres étroit : un ordre à cours limité est plus prudent qu'un ordre au marché.
Éligible PEA et PEA-PME : l'avantage fiscal
Société française remplissant les critères PME et cotée sur Euronext Growth, Le Slip Français est éligible au PEA, au PEA-PME et au CTO (le prospectus le confirme noir sur blanc). La différence n'est pas cosmétique. Dans un PEA ouvert depuis plus de 5 ans (l'ancienneté se compte depuis l'ouverture du plan, pas depuis l'achat du titre), une plus-value éventuelle ne supporte au retrait que les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026). Dans un CTO, c'est le PFU à 31,4 %. Côté choix d'enveloppe, le réflexe logique : le PEA classique d'abord si tu as de la capacité de versement, le PEA-PME si ton PEA approche de la saturation ou si tu préfères isoler les paris small caps de ton socle ETF. Attention à une idée reçue : le plafond de 225 000 € du PEA-PME est commun avec le PEA (150 000 € maximum sur le classique, le reste sur le PEA-PME), pas un plafond qui s'ajouterait. Pour le détail, voir notre fiche sur la fiscalité du PEA.
Pas de dividende avant 2030 : c'est écrit
Un point que beaucoup d'articles de presse survolent : le protocole de rééchelonnement de la dette d'avril 2025 interdit à la société de verser le moindre dividende jusqu'au remboursement complet des prêteurs, prévu courant 2030. Le prospectus est limpide : « la rentabilité d'un investissement en actions de la société ne pourra résulter que d'une éventuelle appréciation de leur cours ». Si tu cherches du rendement, ce n'est pas le bon dossier ; notre calculateur de rente dividendes te le confirmera par l'absurde.
Les cinq points de vigilance avant de cliquer
- La liquidité sera faible. Une capitalisation d'environ 19 M€ sur Euronext Growth (le compartiment aux règles allégées dédié aux PME), c'est un carnet d'ordres étroit. Revendre une grosse ligne rapidement, un jour de stress, peut coûter cher en décote. La liquidité est LE risque structurel des micro-capitalisations.
- Les fonds historiques ont beaucoup vendu. Ils ont cédé environ 74 % de leurs titres à l'IPO (participation cumulée ramenée à ~14,8 %). Nuance positive : ils n'ont pas tout soldé et restent engagés via un lock-up de 365 jours. Mais l'acheteur doit garder en tête que ceux qui connaissent le mieux le dossier ont profité de l'opération pour réduire nettement leur exposition.
- Le redressement a un an. Un seul exercice bénéficiaire (2025) après deux années de lourdes pertes et un rééchelonnement de dette. Le prospectus liste lui-même le risque d'exécution : rien ne garantit que volumes, productivité et mix-produit suffiront à pérenniser la rentabilité.
- L'objectif 2030 est ambitieux. Doubler le chiffre d'affaires en cinq ans dans le textile, un secteur où la concurrence low-cost est féroce et où la volatilité du prix des matières peut comprimer les marges, c'est un vrai pari industriel. Le Made in France est un atout marketing réel, pas un avantage concurrentiel imprenable.
- Zéro dividende avant 2030, on l'a dit. La seule sortie gagnante passe par la hausse du cours, sur un titre peu liquide. À la louche : de l'argent que tu dois pouvoir immobiliser 5 ans sans sourciller.
Faut-il acheter l'action Le Slip Français ? (notre lecture, pas un conseil)
Ce qu'on trouve solide : un accès particulier réel avec priorité aux petits ordres, l'éligibilité PEA/PEA-PME, un redressement opérationnel documenté et des dirigeants engagés sur 365 jours de conservation. L'histoire est belle, la marque a une notoriété sans commune mesure avec sa taille, et associer les clients au capital est cohérent avec son ADN. Attention toutefois à la valorisation : le « ~0,9 fois le chiffre d'affaires » a l'air modeste, mais rapporté aux bénéfices c'est une autre histoire. La capitalisation représente près de 32 fois le résultat net 2025 (PER) ; et en intégrant la dette nette (~3,5 M€), la valeur d'entreprise ressort autour de 22-23 M€, soit environ 11 fois l'EBITDA 2025. Pour une micro-cap sans dividende et peu liquide, ce n'est pas donné : le prix intègre déjà une bonne dose de la croissance future, celle-là même qui reste à prouver.
Ce qui doit refroidir : la majorité du montant (8 M€ sur 13) a servi à racheter les titres des fonds historiques plutôt qu'à financer l'entreprise, un seul exercice bénéficiaire au compteur, une interdiction de dividendes jusqu'en 2030, et une liquidité qui s'annonce famélique. Le risque n'est pas que la boîte soit mauvaise ; c'est que le titre soit invendable au bon prix le jour où tu veux sortir.
En termes de portefeuille, la grille est la même que pour toutes les IPO : si tu ne peux pas formuler en deux phrases pourquoi tu achètes ALLSF, ne l'achète pas. « Parce que j'aime la marque » est une émotion sympathique, pas une thèse d'investissement. Si la thèse te convainc (redressement + Made in France + valorisation modeste), une position limitée est la seule approche cohérente avec le profil du titre : à la louche, 1 à 3 % de ton patrimoine financier, jamais prélevés sur ton épargne de précaution ni sur un apport immobilier prévu à court terme. La fraction A1 plafonnée à 2 220 € donne d'ailleurs le bon ordre de grandeur pour la plupart des budgets. Et si ton horizon est court (achat immobilier dans 3 ans, retraite toute proche), ce n'est simplement pas le bon support, quelle que soit la somme. Pour le reste de ton épargne, la diversification par ETF reste le socle ; notre simulateur d'intérêts composés permet de comparer froidement ce que rapporterait la même somme placée sans pari individuel.
À retenir
- Cotée depuis le 14 juillet 2026 (ALLSF), à 14,80 € d'introduction, ~19,2 M€ de capitalisation : une micro-IPO française, environ 6 000 fois plus petite (en montant levé) que SpaceX un mois plus tôt.
- IPO réussie : sursouscrite 4,71× sur la part public, plus de 7 000 particuliers, 13 M€ alloués ; premier jour +2,03 % à 15,10 €.
- Éligible PEA et PEA-PME : avantage fiscal net face aux IPO américaines (18,6 % vs 31,4 %).
- Structure à comprendre : 5 M€ d'argent frais pour la société, 8 M€ de cession pour les fonds historiques, qui restent toutefois à ~14,8 % du capital.
- Aucun dividende avant 2030 (interdiction contractuelle) : la performance ne peut venir que du cours.
- Comptes 2025 : 21,1 M€ de CA, +0,7 M€ de résultat net ; valorisation tendue (~32× le résultat net).
- Risques dominants : liquidité faible, exécution du plan 2030, un seul exercice rentable au compteur.
- L'action s'achète désormais sur le marché : position limitée (1 à 3 % du patrimoine financier), en PEA de préférence, horizon 5 ans minimum, jamais à crédit.
Sources principales : Prospectus AMF n° 26-212 du 24 juin 2026, communiqué de lancement (25 juin) et communiqué de résultat de l'offre (9 juillet 2026), communiqué d'admission Euronext du 14 juillet, leslipenactions.fr, Le Figaro, Zonebourse.
Article publié le 4 juillet 2026 (pendant la souscription), puis mis à jour le 9 juillet (clôture de l'offre) et le 16 juillet 2026 : résultat définitif de l'offre (sursouscrite 1,15× au global et 4,71× sur la part public, 13 M€ alloués, clause d'extension partiellement exercée) et premiers jours de cotation intégrés. Les chiffres de marché sont susceptibles d'évoluer.
Questions fréquentes
Quand Le Slip Français entre-t-il en bourse, et à quel prix ?
Première cotation le mardi 14 juillet 2026 sur Euronext Growth Paris, sous le mnémonique ALLSF (ISIN FR0014018Y10). Le prix d'introduction était fixe : 14,80 € par action. L'offre à prix ferme réservée aux particuliers s'est tenue du 25 juin au 8 juillet 2026 : elle est désormais close. Depuis, la seule façon d'acheter l'action est de passer par le marché, à partir du 14 juillet, au prix coté du jour.
L'action Le Slip Français est-elle éligible au PEA ?
Oui. Contrairement aux IPO américaines, les actions Le Slip Français sont éligibles au PEA, au PEA-PME et bien sûr au compte-titres ordinaire. Logées dans un PEA ouvert depuis plus de 5 ans (l'ancienneté se compte depuis l'ouverture du plan, pas depuis l'achat du titre), les plus-values éventuelles ne supportent au retrait que les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026), contre 31,4 % de PFU en CTO.
Comment souscrire à l'IPO du Slip Français ?
La fenêtre de souscription au prix fixe de 14,80 € (l'offre à prix ferme) s'est refermée le 8 juillet 2026 : il n'est plus possible d'y souscrire. Pendant l'offre, l'ordre se passait via son courtier ou sa banque, les ordres de 1 à 150 actions (fraction A1) étant servis en priorité. Désormais, l'action s'achète comme n'importe quelle valeur cotée, à partir du 14 juillet 2026, au prix du marché (PEA, PEA-PME ou CTO).
Le Slip Français versera-t-il un dividende ?
Non, pas avant plusieurs années. Un protocole de rééchelonnement de la dette signé en avril 2025 interdit toute distribution de dividendes jusqu'au remboursement complet des prêteurs, prévu courant 2030. Le prospectus le dit noir sur blanc : la rentabilité d'un investissement ne pourra venir que d'une éventuelle hausse du cours.
Quels sont les principaux risques de cette IPO ?
Une micro-capitalisation d'environ 19 M€ avec une liquidité de marché faible, deux fonds historiques (Experienced Capital et 360 Capital) qui ont cédé l'essentiel de leur participation à l'IPO (ramenée de 77,3 % à 14,8 % du capital), aucun dividende avant 2030, et un objectif ambitieux de doublement du chiffre d'affaires d'ici 2030 qui reste à prouver. Le retour à la rentabilité ne date que de 2025, après de lourdes pertes en 2021-2022.
Peut-on encore acheter l'action Le Slip Français après le 8 juillet 2026 ?
Oui, mais plus au prix fixe de 14,80 €. À partir du 14 juillet 2026, l'action ALLSF s'achète et se vend comme n'importe quelle valeur cotée sur Euronext Growth, au prix du marché, via un ordre de bourse classique (PEA, PEA-PME ou CTO). Attention les premiers jours : sur une micro-capitalisation, le carnet d'ordres est étroit et le cours peut être très volatil. Un ordre à cours limité est plus prudent qu'un ordre au marché.
Faut-il participer à l'IPO du Slip Français ?
Cet article ne donne aucun conseil personnalisé. Les points positifs : une éligibilité PEA/PEA-PME (rare pour une IPO grand public), un redressement réel, une offre nettement sursouscrite et des débuts en hausse (+2 % le premier jour). Les points de vigilance : liquidité faible, valorisation tendue sur les bénéfices (~32× le résultat net), pas de dividendes avant 2030. L'offre à prix ferme est close ; l'action s'achète désormais sur le marché. Une position limitée (1 à 3 % du patrimoine financier, à la louche), qu'on peut immobiliser plusieurs années, reste la seule approche cohérente.

