Sommaire · Les principaux types de swap
Un swap est un contrat où deux parties s'engagent à échanger des flux financiers sur une période donnée. En bourse, ça peut être la performance d'un panier d'actions contre celle d'un indice (S&P 500, Nasdaq, MSCI World).
Les principaux types de swap
Le terme couvre une famille entière de contrats. Pour t'y retrouver :
- IRS (Interest Rate Swap, swap de taux) : échange de flux d'intérêts, typiquement taux fixe contre taux variable sur un même notionnel. C'est le plus gros marché de dérivés OTC au monde (BRI). Utilisé par les entreprises et les banques pour couvrir leur exposition aux taux.
- CCS (Cross-Currency Swap) ou currency swap : échange de flux dans deux devises différentes (capital + intérêts). Sert à couvrir le risque de change ou à financer une filiale étrangère.
- TRS (Total Return Swap) : échange de la performance totale d'un actif (cours + dividendes) contre un flux de référence. C'est le swap utilisé par les ETF synthétiques pour répliquer un indice étranger.
- CDS (Credit Default Swap) : assurance contre le défaut d'un émetteur. L'acheteur paie une prime, le vendeur indemnise en cas de défaut. Tristement célèbre depuis 2008.
Tous ces contrats sont encadrés par la documentation ISDA (International Swaps and Derivatives Association) qui standardise les définitions et les clauses de défaut.
Comment ça marche, en pratique (cas ETF synthétique)
L'ETF détient un panier d'actions européennes (pour respecter le PEA) et signe un swap avec une banque (BNP, Société Générale, Goldman Sachs…). La banque s'engage à verser la performance d'un indice mondial (S&P 500, Nasdaq) en échange de la performance du panier. Toi, tu captes la perf du S&P 500 dans ton PEA, sans acheter une seule action américaine. C'est le mécanisme central de la réplication synthétique.
Le risque de contrepartie
Si la banque qui porte le swap fait faillite, l'ETF est exposé à hauteur de l'écart entre le panier physique et l'indice cible. L'article 52 de la directive UCITS 2009/65/CE limite cette exposition à 10 % de l'actif net si la contrepartie est un établissement de crédit (cas standard pour les grandes banques de swap), et à 5 % dans les autres cas. En pratique, le swap est resetté quasi quotidiennement (mark-to-market) et adossé à un collatéral diversifié (ESMA Guidelines on ETFs), ce qui ramène l'exposition nette bien en deçà du plafond. Le risque reste réel mais très encadré. En 2008, la faillite de Lehman Brothers a rappelé à la communauté financière que les contreparties ne sont pas infaillibles. Grosso modo, tu dépends de la solidité d'une banque pour une fraction limitée de ta performance.
ETF synthétique vs physique : le bon choix
Le synthétique est plus efficace pour le PEA : tu accèdes au S&P 500 ou au Nasdaq avec la fiscalité du PEA, et tu évites la retenue à la source de 15 % sur les dividendes américains. Côté frais en revanche, le TER d'un synthétique S&P 500 éligible PEA reste légèrement plus élevé qu'un physique CTO : l'Amundi PEA S&P 500 (FR0011871128) facture environ 0,15 % par an, contre 0,07 % pour iShares Core S&P 500 (CSPX, physique non-PEA). Les synthétiques S&P 500 PEA s'étagent dans une fourchette de 0,10 % à 0,15 %. L'avantage du synthétique est donc fiscal (PEA + pas de retenue US sur dividendes), pas tarifaire. Le physique, lui, ne pose pas de risque de contrepartie, mais un ETF S&P 500 physique n'est pas éligible au PEA. Le choix dépend de ton enveloppe et de ta tolérance au risque banque. Pour creuser la mécanique, voir réplication synthétique et PEA. Pour le mode d'emploi complet, lis notre guide S&P 500 et Nasdaq dans un PEA. Si tu compares les approches d'investissement sur des titres récents, notre analyse SpaceX illustre bien les arbitrages enveloppe et fiscalité.
Questions fréquentes
C'est quoi un swap en une phrase ?
Un swap est un contrat où deux parties s'engagent à échanger des flux financiers sur une période donnée : par exemple la performance d'un panier d'actions contre celle d'un indice boursier.
Pourquoi les ETF synthétiques utilisent un swap ?
Le swap permet à l'ETF de capter la performance d'un indice (S&P 500, Nasdaq) sans détenir les titres sous-jacents. C'est l'astuce qui rend certains ETF éligibles au PEA, qui n'accepte que des titres européens.
Quel est le risque d'un swap ?
Le risque principal est le défaut de la banque contrepartie. Si elle fait faillite, l'ETF peut perdre l'écart entre son panier physique et l'indice cible. L'article 52 de la directive UCITS 2009/65/CE plafonne cette exposition à 10 % de l'actif net si la contrepartie est un établissement de crédit (cas standard des grandes banques de swap), sinon 5 %.
Le swap rend-il un ETF plus risqué qu'un ETF physique ?
Oui, sur le plan du risque de contrepartie. Un ETF physique détient les titres : pas de dépendance à une banque. Le synthétique ajoute ce risque, encadré mais réel, en échange d'un accès à des indices non européens dans un PEA.
À voir aussi
- Réplication synthétique
- ETF
- PEA
- Risque de change
- Capitalisation boursière (market cap)
- Dilution (réduction du % de capital)
- Dual class
- Greenshoe (option de surallocation IPO)
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